Phares et contrôle technique : ce qui fait recaler
L'éclairage est un des premiers postes de contre-visite. Les défauts qui reviennent le plus souvent, et comment les voir avant de se présenter.
L’éclairage fait partie des points systématiquement contrôlés, et c’est un des motifs de contre-visite les plus fréquents — souvent pour des défauts que le conducteur n’avait pas remarqués, parce qu’ils se voient surtout de l’extérieur et de nuit.
Voici ce qui est regardé, et ce que vous pouvez vérifier vous-même en dix minutes.
Ce qui est contrôlé
- Que tous les feux fonctionnent : croisement, route, position, clignotants, stop, recul, brouillard, plaque.
- Le réglage en hauteur du faisceau des feux de croisement.
- L’état des optiques : fissures, eau à l’intérieur, verre trop opaque.
- La couleur de la lumière émise.
- La symétrie : les deux côtés doivent se ressembler et éclairer pareil.
Les défauts qui reviennent le plus
Une ampoule grillée qu’on n’a pas vue
Le feu de position arrière, le troisième feu stop et l’éclairage de plaque passent inaperçus depuis le poste de conduite. Faites-vous aider : quelqu’un dehors pendant que vous actionnez chaque commande, feux, stop, clignotants, marche arrière.
Un faisceau mal réglé
Un phare qui éclaire trop haut éblouit, trop bas ne porte pas. Le réglage se dérègle après un choc, un changement de bloc, ou simplement avec l’usure des fixations.
Le test du mur : voiture à plat, à environ cinq mètres d’un mur, feux de croisement allumés. La coupure horizontale du faisceau doit être nette, à la même hauteur des deux côtés, et légèrement sous la hauteur des phares. Si un côté est franchement plus haut que l’autre, il y a un problème.
De l’eau dans un bloc
Une buée persistante ou de l’eau stagnante est un motif de refus, et à juste titre : l’humidité dégrade le réflecteur et peut provoquer un court-circuit. Ce qui se répare et ce qui ne se répare pas.
Un verre trop jauni
Il n’y a pas de seuil chiffré visible à l’œil, mais un optique dont la lumière ne sort plus franchement sera relevé. Un polissage suivi d’un revernissage règle le cas quand le bloc est sain.
Deux phares dépareillés
C’est le piège classique après un remplacement à l’unité. Un bloc halogène d’un côté et un bloc LED de l’autre donnent deux faisceaux de couleur et d’intensité différentes. Même si chacun fonctionne, l’ensemble n’est pas conforme.
Si vous changez un seul phare, il doit être de la même technologie que celui qui reste.
Une teinte non conforme
À l’avant, la lumière doit être blanche. Les ampoules vendues comme « effet xénon » avec une teinte franchement bleue sont un motif de refus courant, et elles éclairent généralement moins bien qu’une ampoule standard de qualité.
Avant de vous présenter : la vérification en dix minutes
- Faites actionner tous les feux pendant que quelqu’un fait le tour.
- Regardez l’intérieur des blocs à la lumière du jour : buée, dépôt, réflecteur terni.
- Passez un doigt sur les bords du verre pour sentir une fissure qui ne se voit pas.
- Faites le test du mur pour la hauteur et la symétrie.
- Vérifiez que vos deux phares avant sont bien de la même technologie.
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